La prévention en termes de santé publique

En France, la légionellose fait partie des maladies à déclaration obligatoire, en application de l’article L11 du Code de la santé Publique. Cela signifie que tout Docteur en médecine qui a constaté un cas de légionellose doit en régulariser la déclaration en apportant des preuves de ses dires. En cas de non-respect de cette obligation, le médecin est passible d’une amende (1 500 € environ) et d’une peine de prison (1 mois, doublé en cas de récidive).

Ce système a pour but de garantir une surveillance accrue et suivie des maladies comme (entre autres) le SIDA, la tuberculose, le botulisme, et, donc, la légionellose. L’Institut National de Veille Sanitaire (INVS) effectue un traitement statistique des données récoltées et met à jour chaque semaine un bulletin épidémiologique complet (nombre de cas, répartition géographique…). Cette surveillance est nécessaire mais pas suffisante.

La légionellose reste méconnue dans l’ensemble. Les symptômes proches de ceux de la grippe ont entraîné, et entraînent des erreurs de diagnostic dont les conséquences peuvent être très graves. Seule une meilleure information des médecins et de chacun d’entre nous permettra une diminution des risques, ainsi qu’une prise en charge efficace et rapide des malades. On compte chaque année plus de 500 cas déclarés, dont environ 400 décès. Ce chiffre, déjà très important, est pourtant très certainement sous-estimé : il pourrait y avoir 5 000 cas en réalité.

Les traitements et les mesures de prévention existent pourtant : ce nombre peut diminuer.

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