Traitement contre la corrosion et l’entartrage dans les circuits de refroidissement dans une approche de lutte contre la legionellose

Introduction

Cette page est complémentaire de la page précédente sur les eaux chaudes sanitaires.

D’un point de vue purement technique, il est aisé, sur une eau industrielle:

  • de ne quasiment pas entartrer les circuits de refroidissement,
  • d’avoir une corrosion très faible (< 25 µm/an et au pire < 50 µm/an sur – de l’acier, moins ee 5 µm/an sur du cuivre du laiton et de l’acier inoxydable)

car les traitement existent depuis au moins 20 ans.

Le contrôle microbiologique de la Legionella est aussi bien connu et les tours bien suivies ne sont pratiquement jamais contaminées.

Traîtement

Le traitement associe le plus souvent:

Un traîtement contre l’entartrage.

Celui-ci pourra être physique ou chimique.

Les traîtements physiques consistent à modifier l’équilibre calco-carbonique de l’eau en réduisant la dureté de l’eau et/ou le TAC (les bicarbonates).

Ceci peut se faire:

  • par adoucissement sur résines échangeuses, comme pour l’eau chaude sanitaire,
  • par adoucissement avec de la chaux. Les 2 paramètres (TAC et TH) sont touchés,
  • par passage sur une membrane (osmose..). Cette technique est encore peu répendue,
  • par acidification de l’eau. Une injection d’acide (acide chlorhydrique ou acide sulfurique) baisse 2 paramètres, le pH et le TAC.

Les systèmes strictement physiques (systèmes magnétiques..) sont encore contestés. L’auteur de ces lignes les déconseille.

Des antitartres.. Ce sont le plus souvent des polymères de l’acide acrylique, de l’acrylamide, plus ou moins modifiés, ou des phosphonates. Les sociétés de traitement d’eau sérieuses commercialisent d’excellents produits.

Un traitement anticorrosion.

Ils reprennent les molécules entrevues pour les eaux chaudes sanitaires plus d’autres additifs (molybdates, amines grasses, inhibiteurs spécifiques du cuivre comme les triazoles) et des polymères bloquant la précipitation, à haute température, des inhibiteurs de la corrosion comme les phosphates et le zinc,

Un traitement dispersant pour contrôler l’encrassement des circuits et minimiser les dépôts

Un traitement microbiologique. Ceci fait l’objet d’un développement par ailleurs.


Copyright IRH Environnement et Jean-Louis ROUBATY 2001

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