Introduction
Cette technique est capable de détruire, sans ajout de produits chimiques, la totalité des bactéries passant dans la cellule .
Cette technologie est aussi très performante contre les protozoaires qui servent d’hôte pour les légionelles (amibes). Ainsi récemment, le traitement UV a été retenu pour désinfecter les rejets d’une tour de refroidissement dans le milieu naturel.
Le problème majeur non maîtrisé par la désinfection UV est l’absence de rémanence dans les installations. Ainsi, un biofilm, situé quelques dizaines de cm après la lampe UV ne sera pas affecté, sauf production, au niveau de la cellule de sous-produits oxydants (radical hydroxyle par exemple).
Les UV sont utilisés pour contrôler le taux de bactéries contenus dans l’eau.
Les systèmes générateur d’U.V actuellement disponibles ne nécessitent le remplacement de la lampe qu’après une utilisation continue de 300 jours.
Aux systèmes UV conventionnels, l’on peut ajouter la nouvelle technologie des UV pulsés. En présence de fortes intensités UV mais pulsées, et balayant le spectre des UV, l’on arrive à détruire, avec une consommation énergétique moindre les bactéries.
Un capteur peut être installé à l’intérieur de la lampe pour mesurer l’intensité des UV et détecter un incident ou prévenir l’utilisateur de l’usure de la lampe.
Les détecteurs indiquent la perte d’efficacité et la nécessité de réaliser la maintenance telle que le nettoyage de la lampe ou bien son remplacement.
Pour un maximum d’efficacité, il est nécessaire de garder propre le système UV et le circuit d’eau.
Les rayonnements UV n’ont pas d’effet sur le pH, l’odeur ou la composition chimique de l’eau.
Cependant la couleur, la turbidité et la composition chimique de l’eau peuvent interférer avec la transmission des UV, si bien qu’il est conseillé de déterminer l’absorbance des UV par l’eau à traiter avant d’installer l’équipement UV.
Les bactéries pouvant être protégées par les matières en suspension, et par la présence de matières en suspension, il est donc recommandé de coupler à l’utilisation des UV un système approprié de filtration de l’eau (par exemple filtration sur sable).
En outre les dommages créés par les UV peuvent être sensiblement réversibles chez Legionella et d’autres bactéries. Ceci est du aux mécanismes de réparation enzymatiques tels que ceux qui se produisent dans l’obscurité (réparation dans l’obscurité) et aux expositions aux lumières vives, incluant la lumière du soleil (photo réactivation).
L’intensité doit être suffisante (voir le tableau plus loin) pour produire une eau débarrassée de la Legionella.
La désinfection se produit seulement dans l’eau passant par l’unité de traitement, il n’y a pas d’action anti-microbienne dans d’autres parties du système.
Il est souhaitable de coupler un appareil UV avec
- un filtre
- une technique rémanente utilisée à temps partiel (cuivre-argent, chlore, brome, bactéricide de synthèse..)
NIVEAU D’ENERGIE UV EN MICROWATT A LA LONGUEUR D’ONDE DE 254 NANOMETRES NECESSAIRE POUR UNE DESTRUCTION DE 99.9% DE DIVERS MICROORGANISMES ENERGIE DES UV EN µW (MICROWATT) PAR SECONDE ET PAR CENTIMETRE CARRE
| BACTERIES | µW/s/cm2 |
| Agrobacterium tumefaciens | 8500 |
| Bacillus anthraci | 8700 |
| Bacillus megaterium (vegetative) | 2500 |
| Bacillus subtilis (vegetative) | 11000 |
| Clostridium tetani | 22000 |
| Corynebacterium diphtheriae | 6500 |
| Escherichia coli | 7000 |
| Legionella bozemanii | 3500 |
| Legionella dumoffii | 5500 |
| Legionella gormanii | 4900 |
| Legionella micdadei | 3100 |
| Legionella longbeachae | 2900 |
| Legionella pneumophila (maladie du légionnaire) | 3800 |
| Leptospira interrogans | 6000 |
| Mycobacterium tuberculosis | 10000 |
| Neisseria catarrhalis | 8500 |
| Proteus vulgaris | 6600 |
| Pseudomonas aeruginosa (laboratoire) | 3900 |
| Pseudomonas aeruginosa (environnement) | 10500 |
| Rhodospirilium rubrum | 6200 |
| Salmonella enteritidis | 7600 |
| Salmonella paratyphi | 6100 |
| Salmonella typhimurium | 15200 |
| Salmonella typhosa (fièvre thyphoide) | 6000 |
| Sarcina lutea | 26400 |
| Serratia marcescens | 6200 |
| Shigella dysenteriae (Dysenterie) | 4200 |
| Shigella flexneri (Dysenterie) | 3400 |
| Shigella sonnei | 7000 |
| Staphylococcus opidermidis | 5800 |
| Staphylococcuc aureus | 7000 |
| Streptococcus faecalis | 10000 |
| Streptococcus hemolyticus | 5500 |
| Streptococcus lactis | 8000 |
| Viridans streptococci | 3800 |
| Vibrio cholerae (Choléra) | 6500 |
| CHAMPIGNONS | µW/s/cm2 |
| Mucor ramosissimus | 35200 |
| Penicillum expensum | 22000 |
| Penicillum roqueforti(verte) | 26400 |
| ALGUES | µW/s/cm2 |
| Chlorella vulgaris | 22000 |
| VIRUS | µW/s/cm2 |
| Bacteriophage(E. coli.) | 6600 |
| Hepatitis virus | 8000 |
| Influenza virus | 6600 |
| Poliovirus | 21000 |
| Rotavirus | 24000 |
| MOISISSURES | µW/s/cm2 |
| Levure de boulanger | 8800 |
| Levure de bière | 6600 |
| Levure commune | 13200 |
| Saccharomyces var. ellipsoideus | 13200 |
| Saccharomyces sp | 17600 |
| CYSTS | µW/s/cm2 |
| Giardia Llamblia | <10000 |
| Chryptosporidium | <10000 |
| Des études récentes ont montrés que ces parasites étaient inactivés pour une énergie de l’ordre de 5000-10000 w/s/cm2. | |
Source: PURA (1999)
La technique est très utilisée aux USA en désinfection au point d’usage de l’eau. Ce choix est judicieux.
Copyright IRH Environnement et Jean-Louis ROUBATY 2001


