Modes de contamination

La contamination des personnes nécessite simultanément 3 conditions qui sont rappelées dans le dessin suivant:

Une eau contaminée.

Malheureusement la plupart des eaux naturelles (lacs, rivières sont naturellement contaminées. Cette contamination dépend fortement de la température de l’eau et de la présence ou l’absence de nutriments indispensables à la croissance de Legionella. L’eau potable n’étant pas contrôlée pour cette bactérie, sa croissance peut se faire dans toutes les installations pouvant aider au développement de ces micro-organismes:

  • eau tiède entre 25 et 45 °C
  • présence d’éléments nutritifs (carbone assimilable, fer ferreux Fe++ ou fer ferrique Fe+++ indispensable à la croissance, comme la présence d’un acide aminé, la L-csytéine),
  • un environnement aérobie (présence d’oxygène),
  • l’existence éventuelle d’hôtes (amibes..)

Une production d’aérosols.

Un processus industriel ne fabriquant pas d’aérosols ne présente pas de risque. Toutefois de nombreux aérosols peuvent être générés dans les usines et les bâtiments publics:

  • douches, lavabos, spa, jacuzzi, et toutes les utilisations d’eau provenant des réseaux d’eau chaude sanitaire (appelée souvent l’ECS),
  • les tours aéroréfrigérantes,
  • le lavage avec de l’eau pulvérisée (lavage de toiles sur les machines à papier, lavage de filtres à bandes et de filtres-presses (attention il n’y a pas que le risque Legionella..),
  • lavage de voitures..
  • le refroidissement avec de l’eau pulvérisée (coulée continue en sidérurgie par exemple..)

Un niveau de contamination suffisant.

Celui-ci est mal connu et il est fixé à 1000 UFC/l (1000 Legionella par litre). Cette valeur est arbitraire car la concentration peut varier fortement en quelques heures, la bactérie incriminée pouvant se trouver dans des dépôts biologiques (biofilm) sur les parois de l’installation (ballon d’eau chaude, tuyaux, robinet, pomme de douche, pour l’eau chaude sanitaire, échangeurs, bassin de la tour, corps d’échange de la tour de refroidissement dans le cas de circuits de refroidissement.), ou dans un organisme hôte (protozoaires : amibe..) qui en éclatant peut libérer d’énormes quantités de bactéries du légionnaire.

La tendance maintenant est de considérer que si un circuit est contaminé, il l’est de manière définitive et que le risque existe.Les traitements curatifs n’auront qu’un impact temporaire car l’eau alimentant la boucle est le plus souvent contaminée.

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