Depuis sa découverte, des milliers de cas de légionellose ou » maladie des légionnaires » ont été observées dans le monde entier. On estime les cas à 20 000 par an aux USA. En France, plusieurs centaines de malades ont été diagnostiqués depuis 1979.
Depuis 1997, le nombre de cas de légionellose déclarés est en augmentation. Ceci peut s’expliquer grâce à l’amélioration des méthodes de diagnostic et à une meilleure connaissance de la maladie. De plus le test de détection de l’antigène urinaire (analyse des urines) a beaucoup facilité le diagnostic de la légionellose. Les épidémies de légionellose survenues en France ou à l’étranger ces dernières années ont pu également sensibiliser les médecins au diagnostic de la maladie et à l’intérêt de la déclaration.
En 1998, au centre hospitalier de Tarbes, deux décès sont constatés suite à une infection par Legionella. Il s’agit de deux malades, respectivement âgés de 72 et 78 ans. Le directeur de l’hôpital, Jacques Pailhès a fait procéder à une décontamination par choc thermique et chloration des conduits. Après cette décontamination, les analyses n’ont détecté aucune présence de la bactérie. Aucun autre patient contaminé n’a été détecté.
Un homme de 84 ans est victime de la maladie du légionnaire. A la mi-novembre, Il a succombé à l’hôpital d’Auch où il avait été admis le 24 octobre. Aujourd’hui tous les risques sont écartés. Une décontamination de l’hôpital a été effectuée.
Lors d’une exposition à Amsterdam 28 décès, 214 hospitalisations sont répertoriés.
En août 1999, une épidémie est survenue à Paris. Huit cas ont été identifiés dont un décès. Aucune exposition commune aux malades n’a été identifié hormis la fréquentation du même quartier du 15ème arrondissement proche du quartier Montparnasse. La contamination par une tour aéroréfrigérante a été l’hypothèse retenue.


